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Blogs et Témoignages

Les textes de ces blogs sont des témoignages personnels issus de mon propre cheminement spirituel. Nous ne prétendons pas être des experts ni des théologiens.

 

Nous sommes simplement des personnes en chemin qui partagent ce qu’elles découvrent dans sa relation avec Dieu et dans la lecture de la Bible.

 

Ces réflexions n’ont pas pour but de créer des débats, mais d’ouvrir des espaces de réflexion, de réconfort et de rencontre avec l’amour de Dieu.

Chaque lecteur est invité à accueillir ces mots avec discernement et à poursuivre sa propre recherche spirituelle.

Quand la Tragédie Himalayenne Éveille notre Regard sur l'Apocalypse et la Bible

28 août
11 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 août

Les textes de ces blogs et témoignages sont issus de mon propre cheminement spirituel. Je ne prétends pas être experte ni théologienne.


Je suis simplement une personne en chemin, qui cherche à comprendre Dieu, à approfondir sa relation avec Jésus-Christ et à lire la Bible avec un cœur ouvert, humble et rempli de discernement.


Ces réflexions ne sont pas écrites pour créer des débats ou condamner qui que ce soit.


Elles sont une invitation à réfléchir, à chercher Dieu, à nous examiner nous-mêmes et à découvrir davantage l’amour, la vérité et l’espérance que nous trouvons en Jésus-Christ.


Et si certains événements de notre époque nous invitaient simplement à ouvrir la Bible autrement?


Le 26 août 2026, une catastrophe d’une ampleur terrible a frappé la région himalayenne entre le Népal et le Tibet. Une masse d’eau, de glace, de roches et de boue a déferlé dans les vallées. Des habitants, des routes, des ponts, des marchés, des infrastructures hydroélectriques et des installations frontalières ont été détruits.


Les autorités ont également dû faire face au risque de nouvelles crues liées à des retenues d’eau formées par les déblais.



Et derrière les chiffres, il y a des êtres humains. Des familles. Des enfants. Des travailleurs. Des voyageurs. Des pèlerins. Des personnes venues de différents pays se retrouvent aujourd’hui portées disparues ou endeuillées. Certains étaient sur la route du mont Kailash, lieu sacré pour plusieurs traditions religieuses.


Devant une telle tragédie, une question peut surgir dans le cœur d’un croyant : Est-ce que la Bible nous avait annoncé quelque chose de semblable?


Je ne veux pas prétendre que le Népal est une prophétie précise de l’Apocalypse. Mais je veux aller plus loin. Je veux regarder les images que Jean a reçues et me demander : que se passe-t-il lorsque nous plaçons sous nos yeux les montagnes, les eaux, les nations, les pèlerins, la richesse, le commerce, les idoles et la chute soudaine?


C’est là que les chapitres 7 à 18 de l’Apocalypse deviennent particulièrement profonds.


1. L’Apocalypse est un livre rempli d’eaux


Dans Apocalypse 7 à 18, l’eau revient encore et encore : la mer, les fleuves, les sources, les grandes eaux, l’Euphrate. Et finalement, dans Apocalypse 17, Jean voit une femme assise sur plusieurs eaux. Puis l’ange lui explique quelque chose d’essentiel :

« Les eaux que tu as vues […] ce sont des peuples, des foules, des nations et des langues. » — Apocalypse 17:15

Cela signifie que lorsque nous lisons l’Apocalypse, nous ne devons pas toujours penser à l’eau uniquement comme à un phénomène météorologique. L’eau peut aussi représenter les peuples et les nations.


C’est justement ce qui est frappant dans la catastrophe actuelle. Ce qui s'est produit dans une région montagneuse très précise a touché des populations de plusieurs pays. Des étrangers et des pèlerins figurent parmi les personnes disparues, tandis que la catastrophe a également frappé une importante zone de passage entre le Népal et le Tibet.


L'eau devient alors une image qui dépasse la simple géographie. Elle traverse les frontières. Elle ne demande pas quelle religion possède telle personne, ni quelle nationalité elle a : elle emporte tout sur son passage. Devant cela, l’être humain découvre soudain sa petitesse.



2. Les montagnes : ce qui semble immuable peut être bouleversé


La Bible parle souvent des montagnes comme symboles de puissance, de stabilité et de grandeur. Une montagne semble impossible à déplacer; elle est là depuis des générations et domine les hommes. Mais dans l’Apocalypse, même les montagnes sont ébranlées :

« Toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places. » — Apocalypse 6:14
« Toutes les îles s’enfuirent, et les montagnes ne furent pas retrouvées. » — Apocalypse 16:20

Il ne faut évidemment pas lire ces versets comme si Jean décrivait nécessairement un événement géologique précis qui aurait lieu aujourd’hui au Népal. Mais l’image est puissante : ce que l’homme croit immuable peut être bouleversé en un instant.


La catastrophe actuelle a commencé dans un environnement de haute montagne avec un important mouvement de glace et de roches, déclenchant une énorme coulée de débris et d’eau dans les vallées. Une montagne qui semblait éternelle peut devenir, en quelques instants, l’origine d’un torrent qui descend vers les hommes.




3. Quand la montagne libère les eaux


C’est peut-être l’un des parallèles les plus saisissants. La séquence actuelle ressemble, visuellement, à une chaîne d'événements :


Le système naturel se transforme soudainement. L’eau devient incontrôlable et les vallées deviennent des couloirs de destruction. Des constructions qui ont demandé des années à bâtir peuvent disparaître en quelques minutes.


La Croix-Rouge népalaise rapporte que les eaux ont rapidement atteint les zones de Timure, Rasuwagadhi et Syabrubesi, causant d’importants dégâts aux marchés, aux postes de police, aux routes et aux infrastructures hydroélectriques. L’Apocalypse utilise précisément ce genre d’images pour nous parler d’une vérité spirituelle : l’homme n’est pas maître de tout.



4. Apocalypse 8 : la mer, les fleuves et les sources sont frappés


À partir du chapitre 8, les visions deviennent particulièrement bouleversantes. Une partie de la création est frappée : la mer, les fleuves, les sources d’eau. Puis les événements s’intensifient.


L’Apocalypse ne nous donne pas simplement une vision d’un monde confortable dans lequel tout demeure sous le contrôle humain. Elle nous montre un monde qui peut être secoué.


Nous vivons souvent comme si nos maisons, nos routes, nos richesses, nos temples, nos systèmes économiques et notre sécurité étaient permanents. Puis une seule catastrophe nous rappelle que rien de tout cela n’est garanti.


5. Mais l’Apocalypse ne parle pas seulement de catastrophes


C’est ici qu’il faut ralentir. L’Apocalypse n’est pas simplement un livre de catastrophes; elle parle surtout de l’adoration. Tout au long du livre, une question revient :


Qui l’homme va-t-il adorer? Dieu ou la bête? Le Créateur ou ce qui a été créé? L’Agneau ou les puissances de ce monde?


C'est ici que notre réflexion sur les religions, les statues et les lieux de pèlerinage doit être abordée avec beaucoup de sérieux.


6. Le problème biblique de l’idolâtrie


La Bible ne cache pas son enseignement concernant les idoles. Le deuxième commandement dit :

« Tu ne te feras point d’image taillée. » — Exode 20:4

Et le Psaume 115 dit des idoles :

« Elles ont une bouche et ne parlent point, elles ont des yeux et ne voient point. » — Psaume 115:5

La Bible ne dit pas que les êtres humains sont mauvais parce qu’ils cherchent Dieu. Au contraire, l’être humain cherche naturellement quelque chose à adorer. Le problème apparaît lorsque la création prend la place du Créateur.


Une statue peut être magnifique, un temple peut être ancien, une montagne peut être majestueuse, une tradition peut avoir traversé des siècles. Mais aucune de ces choses n’est Dieu. Et c’est précisément ici que l'Évangile nous conduit ailleurs. Jésus n’a pas demandé aux hommes de venir devant une statue pour recevoir la vie. Il a dit :

« Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » — Jean 14:6


7. Quand le sacré rencontre l’argent


Le Népal est une terre profondément liée au tourisme, à la randonnée, aux pèlerinages et aux sites religieux. La région himalayenne attire chaque année des voyageurs du monde entier, et les routes vers les lieux sacrés constituent également des circuits touristiques et économiques importants.


Mais ce phénomène n’est pas uniquement népalais. La tentation de transformer le sacré en commerce existe partout — même dans le christianisme, même dans nos propres cœurs.


Lorsqu'une personne commence à vendre une expérience spirituelle comme si elle pouvait acheter la faveur de Dieu, nous devons nous arrêter. Jésus lui-même a renversé les tables des marchands dans le temple. Pourquoi? Parce que le lieu destiné à Dieu était devenu un lieu de commerce :

« Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs. » — Matthieu 21:13

La vraie question n'est pas seulement de savoir combien coûte un voyage vers un temple, mais plutôt :


Est-ce que l’être humain essaie d’acheter ce qui ne peut pas être acheté?



8. Apocalypse 17 : Babylone


Dans Apocalypse 17, Jean voit une femme appelée « Babylone la Grande ». Elle est associée aux grandes eaux, aux nations, aux rois, à la séduction, à l’immoralité spirituelle, à la richesse et à l’idolâtrie. Elle est magnifiquement parée d'or, de pierres précieuses et de perles, mais derrière cette apparence de grandeur se cache quelque chose de profondément corrompu :

« Les rois de la terre se sont livrés avec elle à l’immoralité, et les marchands de la terre se sont enrichis par la puissance de son luxe. » — Apocalypse 18:3

Religion, pouvoir, richesse, commerce, séduction : tout est mélangé.



9. Babylone n'est pas simplement une ville à chercher sur une carte


Il serait trop facile de regarder le Népal et de dire : « Voilà Babylone. » L'Apocalypse elle-même nous demande d'aller plus profondément.


Babylone représente, dans son contexte biblique, une puissance opposée à Dieu, associée à l’idolâtrie, à la séduction et au pouvoir économique. Dans le contexte historique de Jean, cette vision est profondément liée au monde impérial de son époque, notamment à Rome.


Mais le principe spirituel demeure extrêmement actuel : un système humain peut devenir tellement puissant, riche et séduisant qu'il finit par remplacer Dieu. Cela peut arriver dans une religion, dans une nation, dans une ville, dans une entreprise, dans une idéologie et même dans une église.


C'est pourquoi le message de l'Apocalypse n'est pas simplement « Regardez les autres », mais il nous demande : « Examinez-vous vous-mêmes. »




10. Apocalypse 18 : quand la richesse disparaît en une heure


Le chapitre 18 est particulièrement saisissant. Les marchands pleurent, les rois sont bouleversés et les commerçants regardent leur richesse disparaître. Pourquoi? Parce que Babylone tombe. Et une expression est répétée : « En une seule heure. » Une puissance qui semblait immense disparaît soudainement.


Le 26 août, une partie importante du corridor commercial et touristique entre le Népal et la Chine a été gravement détruite. Le complexe frontalier de Gyirong/Rasuwagadhi, important pour les échanges et le passage des voyageurs, a été réduit à des ruines.


Ce n'est pas l'accomplissement d'Apocalypse 18, mais l'image biblique nous pose une question directe : Que vaut notre richesse si elle peut disparaître en une heure?


11. « Sortez du milieu d'elle, mon peuple »


Puis vient une parole qui devrait nous arrêter :

« Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés. » — Apocalypse 18:4

Remarquons que Dieu dit : « Mon peuple. » Il y a donc des personnes qui appartiennent à Dieu au milieu même d’un monde rempli de séduction, et Dieu les appelle à sortir. Pas nécessairement à fuir géographiquement, mais à sortir spirituellement :


  • Sortir de l'idolâtrie et de l'amour de l'argent.

  • Sortir du compromis et de la fascination pour le pouvoir.

  • Sortir de la recherche de richesse comme source de sécurité.

  • Sortir de tout ce qui prend la place de Dieu.


12. Et c'est ici que Jésus devient le centre

Tout ce voyage dans l'Apocalypse ne nous conduit pas vers une montagne, une statue, un temple ou un système religieux : il nous conduit vers l'Agneau, Jésus-Christ.


  • Dans Apocalypse 7, une multitude se tient devant le trône.

  • Dans Apocalypse 12, le conflit spirituel devient visible.

  • Dans Apocalypse 13, les hommes sont confrontés à la puissance de la bête.

  • Dans Apocalypse 14, l'Agneau apparaît sur la montagne de Sion.

  • Dans Apocalypse 17–18, Babylone tombe.

  • Dans Apocalypse 19, le ciel se réjouit.

  • Dans Apocalypse 21–22, nous arrivons à la restauration.


13. Le plus beau contraste de toute cette réflexion


Au début, nous avons les eaux qui détruisent. À la fin, nous avons l'eau qui donne la vie :

« Il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau. » — Apocalypse 22:1

Les eaux de l'Apocalypse peuvent être associées au chaos, aux nations et au jugement. Mais à la fin, l'eau vient du trône : elle ne détruit plus, elle donne la vie.



14. Une création restaurée


Le fleuve de vie coule au milieu de la Nouvelle Jérusalem, et près du fleuve se trouve l'arbre de vie. La Bible commence avec un jardin où l'homme perd l'accès à l'arbre de vie, et elle se termine avec une création restaurée : l'eau coule, l'arbre donne son fruit, les nations sont guéries et Dieu habite avec son peuple.

« Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. » — Apocalypse 21:3

Voilà où nous mène l'Apocalypse : pas à la peur, mais à l'espérance.


15. Alors, que devons-nous faire du Népal?


La question n'est pas de savoir si Dieu vient de juger le Népal. Jésus lui-même nous met en garde contre l'idée de considérer automatiquement les victimes d'une catastrophe comme plus coupables que les autres.

La première réponse chrétienne est la compassion. Des personnes souffrent, des familles attendent des nouvelles, des enfants ont perdu leur sécurité, des travailleurs sont portés disparus et des villages ont été détruits. Dieu nous appelle à aimer notre prochain.



16. Se laisser interpeller personnellement


Ce qui se passe au Népal peut devenir pour nous l'occasion d'un réveil spirituel personnel. Pas pour condamner les Népalais ni pour se réjouir d'une destruction, mais pour nous examiner nous-mêmes :

  • Qu'est-ce que j'adore? Où est mon cœur?

  • Est-ce que l'argent dirige mes décisions?

  • Est-ce que je cherche Dieu ou seulement ses bénédictions?

  • Ai-je remplacé Dieu par quelque chose que j'ai créé?

  • Suis-je prêt à sortir de « Babylone » lorsque Dieu me demande de le faire?


Babylone n'est pas seulement un problème extérieur; sa tentation peut s'infiltrer dans le cœur de chacun.


17. Le véritable avertissement est pour nous


Nous pouvons regarder les statues des autres et oublier nos propres idoles, regarder leurs temples et oublier nos propres autels, condamner leurs compromis tout en gardant les nôtres. C'est pourquoi Jésus dit :

« Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises. » — Apocalypse 2–3

L'Apocalypse est d'abord un appel adressé au peuple de Dieu : réveille-toi, reviens à ton premier amour, reste fidèle, ne te compromets pas et garde les yeux fixés sur Jésus.


18. L'amour envers notre prochain


Les personnes qui pratiquent l'hindouisme ou le bouddhisme ne sont pas nos ennemis : ce sont des êtres humains créés à l'image de Dieu. Nous pouvons être en désaccord avec l'idolâtrie tout en aimant profondément les personnes. Jésus ne nous a pas demandé de mépriser ceux qui ne le connaissent pas, mais de les aimer, de prier pour eux, de témoigner et de servir.



Une invitation à regarder vers Jésus


Les images du Népal nous rappellent une réalité simple : les montagnes peuvent trembler, les eaux peuvent monter, les routes peuvent disparaître, les richesses peuvent s'envoler, les bâtiments peuvent tomber et les idoles ne peuvent pas sauver. Mais Jésus-Christ demeure.

« Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement. » — Hébreux 13:8

Ne plaçons pas notre espérance dans ce qui peut disparaître, mais en Celui qui ne disparaîtra jamais.



Prions pour le Népal

Seigneur Jésus, Nous te confions le peuple du Népal. Nous te confions les familles qui pleurent, celles qui attendent encore des nouvelles et celles qui cherchent leurs proches.
Protège les secouristes. Donne de la force aux personnes déplacées. Pourvois en eau, en nourriture, en soins et en abris. Console ceux qui ont perdu un être cher. Et Seigneur, dans cette terre de montagnes, de fleuves, de temples et de pèlerinages, révèle-Toi à ceux qui Te cherchent sincèrement.
Que personne ne soit condamné par nos paroles, mais que nous soyons des témoins de Ton amour. Ouvre les cœurs. Conduis les personnes vers Jésus-Christ, non par la peur, mais par la vérité, la grâce et l'amour. Enseigne-nous aussi à nous examiner nous-mêmes.
Montre-nous nos propres idoles, nos compromis, notre attachement à l'argent et notre propre « Babylone ». Aide-nous à sortir de tout ce qui nous éloigne de Toi, et conduis-nous jusqu'à l'eau de la vie qui sort de Ton trône au nom de Jésus-Christ,
Amen.



Une dernière pensée


L'Apocalypse nous appelle à rester éveillés, à ne pas adorer la création à la place du Créateur, à ne pas laisser l'argent devenir notre dieu, à aimer les personnes et à garder les yeux fixés sur Jésus-Christ.

L'histoire ne se termine pas avec les eaux qui détruisent, mais avec l'eau de la vie :

« Que celui qui a soif vienne; que celui qui veut prenne de l'eau de la vie, gratuitement. » — Apocalypse 22:17

Pas besoin d'acheter une place, de payer un pèlerinage ou de passer par une statue : l'eau de la vie est offerte gratuitement en Jésus-Christ.


Jésus est le chemin, la vérité et la vie.


Avec compassion


Joanie

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