Au-delà du bruit L'Amour de Jésus
En écoutant les discours de certains jeunes prêcheurs et créateurs chrétiens, comme ceux mis en lumière dans le documentaire Faites du bruit pour Jésus , une chose frappe par sa constance : l'insistance quasi obsessionnelle sur la dénonciation du péché, avec en tête de liste l'avortement qualifié de « meurtre » et la condamnation de l'homosexualité.

On a l'impression qu'entrer avec Jésus exige d'adopter immédiatement une étiquette de militant moral, de brandir des certitudes tranchées et de pointer du doigt ce qui ne va pas chez les autres.
Mais plus je médite la Bible, plus je me pose cette question : est-ce vraiment le visage de Jésus que l'on nous présente ?
En replongeant dans les Évangiles, une réalité saute aux yeux : Jésus n'a jamais prononcé un seul mot pour condamner l'avortement provoqué, pas plus qu'il n'a fait de l'homosexualité sa cible ou son cheval de bataille. Pourtant, il s'est retrouvé entouré de religieux rigoristes, prompts à juger. Et sa réaction face à eux devrait nous bouleverser.
Le vrai critère de Jésus : aimer, pas gagner des débats
Dans ces milieux, on cherche souvent à avoir raison, à clore le débat ou à démontrer qu'on détient la vérité théologique.
Pourtant, Jésus a été très clair : ses disciples ne seront pas reconnus à leur capacité à dénoncer les erreurs des autres ou à faire du bruit sur les réseaux sociaux, mais à l'amour qu'ils auront les uns pour les autres (Jean 13:34-35). Toute la Loi se résume à une boussole simple : aimer Dieu et aimer son prochain (Matthieu 22:34-40). L'amour n'est pas une option ; c'est le filtre indispensable de toute lecture biblique.

Sortir l'avortement et l'homosexualité du tribunal des juges
Faire de l'avortement ou de l'homosexualité des étendards de condamnation ferme la porte aux êtres humains qui vivent ces réalités.
L'avortement : C'est un sujet qui me touche intimement, puisque j'ai moi-même vécu deux avortements avant de donner ma vie à Jésus, lorsque j'étais adolescente et jeune adulte. Si on m'avait asséné avec froideur que j'étais une « meurtrière », j'aurais été brisée, rejetée et en colère. Une personne qui traverse cette épreuve n'a pas besoin d'un tribunal, mais d'une écoute, d'une compassion profonde et de douceur.
L'homosexualité : Indépendamment des débats théologiques sur des textes anciens, je refuse qu'une personne se sente indigne d'être aimée ou soit réduite à un simple sujet de controverse religieuse. La dignité humaine passe avant les étiquettes.

Jésus face aux « juges » : l'invitation à balayer devant sa porte
Ceux qui pointent constamment la paille chez le voisin oublient l'attitude de Jésus envers les pharisiens de son époque, ces champions de la pureté morale et de la stricte application des règles.
Jésus n'a cessé de les interpeller pour leur rappeler le cœur de Dieu :
Il leur lance : « Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices » (Matthieu 9:13).
Face à la femme adultère (Jean 8), alors que tous s'apprêtent à la lapider au nom de la loi, il désamorce la violence collective avec cette phrase célèbre : « Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre. »
Il les exhorte à revenir à ce qui compte vraiment : la justice, la miséricorde et la fidélité (Matthieu 23:23), plutôt qu'à l'étalage d'une piété hautaine.

Remplacer l'accusation par la bienveillance
Témoigner de Jésus, ce n'est pas commencer par dresser la liste des fautes d'autrui pour les écraser sous nos certitudes. C'est partager l'espérance qui nous habite « avec douceur et respect » (1 Pierre 3:15). Jésus nous invite d'abord à regarder la poutre dans notre propre œil (Matthieu 7:1-5) avant de vouloir régler les comptes des autres.
En conclusion
Je ne cherche pas à nier la réalité du péché ni à effacer les Écritures. Mais je refuse de transformer la foi en Jésus en une machine à exclure, à cataloguer ou à condamner à coups de slogans.
Plutôt que de faire du bruit pour diviser, je veux laisser la Parole transformer mon propre cœur. Laissons le tribunal à Dieu, et choisissons de vivre ce que Jésus nous a montré : aimer, accueillir, écouter et panser les blessures.
« Lorsque j'ai donné ma vie à Jésus, j'ai pu déposer ces blessures au pied de la Croix, demander pardon et recevoir Sa grâce régénératrice. C'est précisément parce que j'ai goûté à ce pardon et à cette guérison si profonde que je sais qu'une personne qui traverse cette épreuve n'a pas besoin d'un tribunal, mais d'une écoute, d'une compassion profonde et de douceur. »
« Seigneur, apprends-moi à regarder les autres avec ton cœur, à abandonner la posture du juge, et à faire de ma foi un espace de compassion et de grâce plutôt qu'un tribunal.
Amen. »
Avec compassion
Joanie


Merci pour votre témoignage. Mais je dois seulement éclaircir certains points sachant que vous serez aussi d’accord avec moi.
Oui, il y a bien du bruit, mais je dois dire que le vrai critère que Jésus demande est que l'on croit qui est le fils de Dieu, qui est Dieu et qui est mort sur la croix pour prendre ( Romains 6:23) les péchés du monde entier et que la mort n’a pas pu le retenir, il est ressuscité!
Jésus est l’amour, cela ne signifie pas qu’il tolère le péché, Jésus nous accueille lorsque nous sommes dans le péché, il appelle à la repentance pour nous offrir le pardon et la transition vers la vie éternelle. Est-ce que l’on cesse…
Amen!!